Nicolas Daubanes

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Calepinage, prison militaire de Montluc à Lyon

Sérigraphies

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"Calepinage, prison militaire de Montluc à Lyon", 2018, 600x500cm, sérigraphies sur Rivoli 300 gr, 120 éléments
Vue de l’exposition "Aucun bâtiment n’est innocent", Chapelle Saint-Jacques, centre d’art contemporain, Saint-Gaudens, 2018. Photographie François Deladerrière.
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"Calepinage, prison militaire de Montluc à Lyon", 2018, 400x800cm, sérigraphies sur Rivoli 300 gr, 128 éléments
Vue de l’exposition "300 ou 400 briques", Château de Jau, Case de Pène, 2018. Photographie Yohann Gozard

"Daubanes découvre ici une dimension plus formelle de son travail, qui se traduit de manière plus franche encore dans l’œuvre murale disposée en regard. Cet ensemble de plus de cent cinquante sérigraphies, reproduisant un carrelage rouge et blanc, à certains endroits fêlé, est la copie du revêtement du sol de la prison de Montluc, lieu de détention nazi associé aux noms de Klaus Barbie ou de Jean Moulin. En adoptant le dessin d’un calepinage, Daubanes met sur un même plan le « second œuvre » et l’œuvre plastique, et plaide pour un art résolument ouvrier. Son insignifiance apparente, cet ornementalisme de surface qui permet de confondre l’œuvre avec le décor originel de la chapelle, la rattache à Support-Surface plus qu’à Carl Andre, d’autant que la mise à la verticale en renforce l’effet d’exposition. L’œuvre murale conserve néanmoins toute sa dimension documentaire, sans doute de manière plus appuyée que dans ses pièces antérieures. Il s’agit ici de présenter une archive sensible, non discursive, de saisir une impression perceptive, une mémoire des lieux, qui a pu constituer un des derniers souvenirs des prisonniers torturés."

Extrait de "Aucun batiment n’est innocent" de Florian Gaité, à propos de l’exposition "Aucun bâtiment n’est innocent", Art press numéro 456.

© Nicolas Daubanes